Solidarité internationale pour l’eau

1 personne sur 4 dans le monde consomme de l’eau non potable et plus de 9000 personnes meurent chaque jour de maladies hydriques dans le monde, faute d’accès durable à l’eau salubre et à l’assainissement. Le manque d’accès à l’eau et à l’assainissement est une des premières causes de mortalité au monde.

La loi Oudin-Santini autorise les collectivités territoriales françaises, les établissements publics intercommunaux et les syndicats des eaux et/ou d’assainissement à mobiliser jusqu'à 1% de leur budget eau et assainissement pour financer des actions de coopération internationale dans ces secteurs.
Le Syndicat IAEP de Barjac affecte depuis 2011, 4000 euros par an à des projets de solidarité international pour un budget de 3 378 672 euros en 2018.
Le Syndicat a déjà mené à terme 2 projets de solidarité internationale, au Bénin et au Népal et accompagne actuellement un projet à Madagascar.

  • Alimentation en eau potable des villages de Koussoukoingou et Tchapéta, commune de Boukombé au Bénin

    L’eau coule à Boukombé !!!

    Ouverture de la première borne fontaine :

    En 2013, le SIAEP a vu l’aboutissement d’un beau projet : l’alimentation en eau potable dans les villages de Koussoukoingou et Tchapéta sur la commune de Boukombé au Bénin. Une station de pompage sur le forage de Tchapéta et la construction d’un réservoir de 40 m3 à Koussoukoingou ont permis l’alimentation en eau potable de 13 bornes fontaines par un réseau de 4,5km de canalisations fonctionnant en refoulement- distribution.

    Elus Béninois, Elus du SIAEP et Associations partenaires devant le réservoir, le jour de la mise en service du réseau :

    Début décembre, Edouard Chaulet Maire de Barjac, Sylvie Cheyrezy 1er adjoint de Bessas et Gérard Blancher 1er adjoint de Montclus, délégués du SIAEP, se sont rendus sur place, à leur frais pour la réception des travaux. Virginie Rouveyrol, secrétaire du SIAEP et Cathy Ville-Chaulet, épouse de Mr Chaulet, ainsi que Pascale Leriverend les accompagnaient.
    Cette joyeuse délégation a pu effectuer la visite des ouvrages terminés et assister à la cérémonie de mise en service du réseau. Une belle fête les attendait : danses et chants traditionnels, rencontre et échange avec la population, les élus locaux et tous les partenaires du projet. La réception s’est terminée autour d’un repas typique « poulet riz sauce gombo » accompagné de la boisson locale « le tchouk ».

    Intervention des différents partenaires sur l’AEV :

    Maintenant que les travaux sont terminés, il ne faut pas oublier la seconde partie du projet tout aussi importante et essentielle pour sa pérennité : le volet accompagnement pour une gestion équitable et durable de l’eau potable.
    Une association béninoise s’est vu confier cette mission d’accompagnement pendant six mois, après avoir appuyé la population pour la mise en place d’un comité de gestion de l’adduction d’eau potable, elle va former et sensibiliser la population à l’eau, l’hygiène et à l’entretien du réseau.

    Les fontainières et le personnel technique du comité de gestion :

    Le comité de gestion est un groupe de personnes élu par la communauté, il est responsable de la gestion directe du système (nettoyage, maintenance, réparations de base, fonctionnement...) et de la collecte des contributions des usagers afin de permettre le fonctionnement et la maintenance. Il est composé d’un président, d’une secrétaire, d’un trésorier, d’un responsable d’exploitation et d’une chargée de communication. Il possède également un personnel technique, 2 maintenanciers, un technicien et 13 fontainières chacune responsable d’une borne fontaine.

  • L’eau coule à Chapakhori au Népal !

    Une des 27 bornes fontaines
    Les villages de Chapakhori :

    Les 6 villages de Chapakhori au Népal ont pu être alimentés en eau potable grâce au partenariat entre le SIAEP de Barjac, les ONG Aquassistance et Development Forum Association, l’Agence de l’Eau et le Conseil Départemental du Gard. C’est une entreprise népalaise Cosmic Engineering, après consultation, qui a réalisé les travaux d’alimentation en eau des villages, 3 réservoirs de 16m3, 11 km de canalisation et 2 km200 de refoulement, une station de pompage et 33 bornes fontaines ont permis d’alimenter 4800 personnes en eau potable.

    Avant les travaux, les femmes portaient l’eau sur des distances de plus de 2h avec de gros dénivelés
    Une borne fontaine qui alimente un hameau proche qui permet aux femmes de porter l’eau sur des distances beaucoup plus courtes (10 mn)

    C'est un beau progrès dans ces villages, au lieu de remonter des heures durant 20 à 40 kg d'eau, les Népalaises de Chapakhori ne descendront chargées que quelques minutes grâce à  des fontaines implantées judicieusement par les ingénieurs d’Aquassistance. Ce projet compliqué, avec des villages à plus de 1700 mètres et 300 mètres de dénivelé entre le captage et le premier réservoir, a été mené à terme par tous les partenaires et réceptionné début décembre. Une délégation du SIAEP s’est rendue à ses frais sur place pour la réception des travaux.

    Délégation du SIAEP et Equipe d’Aquassistance